Syntolia est une société multi-produits. Ce document porte sur EduAI, son produit principal : une plateforme d'apprentissage propulsée par l'IA générative. L'élève n'achète pas un abonnement par matière — il achète des crédits de séances qu'il dépense où il veut : mathématiques, physique-chimie, SVT, langues, matières littéraires.
Syntolia est une jeune entreprise technologique qui conçoit et exploite ses propres produits d'intelligence artificielle. Nous ne vendons ni des journées de conseil ni des développements sur mesure : nous construisons des plateformes, nous les mettons sur le marché, et nous vivons de leurs abonnements.
Ce choix en commande un autre. Une société de services croît en recrutant ; une société de produits croît en vendant plusieurs fois ce qu'elle n'a construit qu'une fois. C'est plus lent au départ, plus exigeant en capital, et c'est précisément pour cela qu'un tour d'amorçage est nécessaire. En contrepartie, chaque abonné supplémentaire coûte beaucoup moins cher que le précédent.
Syntolia a vocation à porter plusieurs produits d'IA appliquée. Mais une jeune entreprise qui en poursuit trois à la fois n'en réussit aucun : nous concentrons donc la totalité des moyens financés par ce tour sur un seul produit, EduAI, jusqu'à ce qu'il tienne debout sans nous.
EduAI — l'intelligence artificielle appliquée à l'éducation. Un tuteur qui parle, écoute et corrige, dans toutes les matières, ancré sur le programme officiel. C'est l'objet de ce document.
Un marché de plus de trois millions d'élèves au Maroc, une dépense déjà engagée par les familles en cours particuliers, et un besoin que l'IA sait désormais couvrir à un coût compatible avec leur budget.
Les briques d'IA construites pour EduAI — voix temps réel, ancrage documentaire, évaluation automatisée — sont réutilisables dans d'autres domaines. Elles constituent une optionalité gratuite pour les actionnaires, pas un pari parallèle financé par ce tour.
L'équipe réunit cinq associés fondateurs : la technique et la direction générale, la pédagogie, le pilotage produit, les partenariats et la finance. Dix-huit mois de développement ont déjà été financés sur fonds propres avant l'ouverture du capital — la plateforme existe, elle n'est pas à concevoir.
Les 2 800 000 MAD du tour d'amorçage sont libérés. Le produit existe : EduAI est développé depuis dix-huit mois sur fonds propres. Ce qui n'a pas encore démarré, c'est l'équipe — et donc l'horloge des charges. Nous fixons le démarrage à octobre 2026, ce qui décale l'ensemble du calendrier de deux mois par rapport au plan présenté lors du tour.
Ces 2,8 millions financent trois choses, dans cet ordre : quatre mois de finalisation et de tests sur un produit déjà construit, pour avoir une 1ere version light comme un pilote commercial lancé en février 2027, puis la montée en charge.
Ce document ne contient aucun engagement de résultat. Les trajectoires présentées sont des scénarios construits sur des hypothèses explicites, pas des promesses de bénéfice, de date d'équilibre ou de rendement. Un simulateur interactif accompagne ce plan : nombre d'élèves recrutés, prix, attrition, charges de support, multiple de sortie — chaque hypothèse est modifiable, et vous pouvez construire votre propre scénario.
EduAI n'est ni une bibliothèque de vidéos ni un forum d'entraide. C'est un tuteur qui parle, écoute, corrige et s'adapte, disponible à toute heure, dont chaque réponse est ancrée sur le contenu officiel du cours et non sur la culture générale d'un modèle de langage : séance vocale en direct, correction d'exercices photographiés depuis le téléphone, laboratoires de travaux pratiques simulés, application mobile.
Le produit est agnostique en matière, et c'est structurant. L'élève n'achète pas un abonnement de mathématiques ou de physique : il achète un volume de séances qu'il consomme sur la matière de son choix — mathématiques, physique-chimie, SVT, langues, philosophie, matières littéraires. Il peut consacrer tout son forfait à la physique en novembre et aux mathématiques en mars, sans rien changer à son abonnement. Trois conséquences : une offre simple à vendre, un panier moyen qui ne dépend pas du nombre de matières suivies, et une plateforme dont le coût marginal d'ouverture d'une matière supplémentaire se limite à l'indexation de son corpus.
Le marché du soutien scolaire au Maroc est massif, informel et cher : le cours particulier se facture de 100 à 300 dirhams de l'heure. EduAI propose la même valeur pédagogique — expliquer, faire pratiquer, corriger — à partir de 100 dirhams par mois.
| Formule | Ce qui est inclus — utilisable sur n'importe quelle matière | Corrections / mois | Séances incluses | Prix mensuel | Part du parc visée |
|---|---|---|---|---|---|
| Pack Essentiel | L'offre d'entrée, au prix d'une seule heure de cours particulier | ||||
| Pack Régulier | Le volume d'un accompagnement suivi, sur plusieurs matières à la fois | ||||
| Pack Intensif | Préparation aux examens et suivi personnalisé | ||||
| Revenu moyen par élève (ARPU) | Moyenne pondérée du mix | — | — | — | — |
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Ce tableau est modifiable. Aucune prestation n'est illimitée : chaque formule annonce un nombre, et c'est là notre garde-fou de marge. Une séance vocale de 30 minutes coûte 6,24 MAD en infrastructure et modèles d'IA ; les quotas de séances sont calibrés pour que ce coût technique reste à 52 % du prix payé, quelle que soit la formule. La correction d'un exercice photographié coûte en revanche moins de 0,05 MAD — une simple analyse d'image — ce qui autorise des volumes généreux sans peser sur la marge. Avec les frais d'encaissement et de support, le total des coûts variables ressort à 60 % — soit la marge de contribution de 40 % retenue dans tout ce document.
Le prix d'un abonnement ne vaut que si l'on sait ce que coûte sa production. Une séance vocale de trente minutes mobilise cinq postes facturés séparément : le contexte du cours relu par le modèle à chaque question, le transcript affiché à l'écran, la voix de l'élève, la voix de l'agent, et la recherche documentaire. Le choix du modèle change tout : d'un bout à l'autre de la grille Gemini, le coût d'une même séance varie d'un facteur supérieur à dix.
| Poste | Tokens | Prix | Coût | Part |
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| Formule | Prix | Séances | Corrections | Coût technique | Part du prix | Marge de contribution |
|---|
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Conversion audio retenue : 32 jetons par seconde de parole. Le transcript affiché est estimé à 2 000 jetons de sortie par séance. Seuls les modèles Live audio de la grille sont proposés dans le sélecteur vocal : ce sont les seuls capables de tenir une conversation parlée en temps réel, entrée et sortie. Les modèles de synthèse vocale et de transcription en sont exclus, faute de pouvoir assurer le dialogue. Le modèle vocal facture l'audio, le modèle texte facture le contexte, le transcript et les corrections d'exercices — c'est l'architecture réelle de la plateforme, où les deux rôles sont tenus par des modèles distincts. Les prix sont ceux de la grille publique Gemini au niveau payant standard ; plusieurs modèles voient leur tarif doubler au 1er janvier 2027, ce que le simulateur ne préintègre pas.
C'est le cœur de l'exécution : un bon produit qui ne trouve pas son élève ne vaut rien. Notre stratégie repose sur une séquence simple — d'abord la prescription, ensuite seulement l'achat d'audience.
Le pilote ne s'achète pas, il se prescrit. Nous passons par les établissements partenaires et par les enseignants eux-mêmes : l'école déploie EduAI sur une classe, le professeur indexe son propre cours, les familles suivent. Ce canal coûte du temps commercial, pas du budget média — et il produit en prime les témoignages et les mesures d'usage dont nous aurons besoin ensuite.
Une fois le produit validé en conditions réelles, nous ouvrons un budget d'acquisition : réseaux sociaux ciblés sur les parents, parrainage entre familles rémunéré en séances, campagnes saisonnières avant les examens. La prescription scolaire continue en parallèle et tire la moyenne vers le bas.
Chaque élève rapporte 60 MAD de marge de contribution par mois. Un coût d'acquisition de 80 MAD est donc remboursé en moins de six semaines, et rapporte 720 MAD de marge sur une année scolaire complète. C'est ce rapport qui autorise à dépenser pour croître : tant qu'il reste supérieur à 3, accélérer est rentable.
Le cœur du marché. Budget contraint, forte sensibilité au prix, décision prise par le parent mais usage quotidien par l'élève. Vente en ligne, sans engagement, paiement mobile.
Notre canal de prescription — et notre barrière à l'entrée. L'établissement indexe son propre corpus dans la plateforme : il devient dès lors coûteux d'en changer.
Dispositifs de lutte contre le décrochage, financés par convention. Volumes importants, cycle de vente long : un relais de croissance, pas un socle.
Taille du marché, plan de recrutement, projections financières et retour sur investissement tiennent dans un seul enchaînement, parce qu'ils découlent tous d'une même variable : la part de marché que nous visons à la fin de chaque exercice. Vous la réglez, et le nombre d'élèves, le chiffre d'affaires, la trésorerie, le seuil de rentabilité et la valeur de votre dirham en découlent. Le reste n'est qu'arithmétique.
| Cycle | Élèves rentrée 2024-2025 | Élèves réalisé 2022-2023 | Périmètre |
|---|---|---|---|
| Secondaire collégial — le collège | 2 025 000 | 1 840 393 | Enseignement public |
| Secondaire qualifiant — le lycée | 1 235 000 | 1 050 535 | Enseignement public |
| Notre marché cible — collège + lycée | 3 260 000 | 2 890 928 | Enseignement public |
| Pour mémoire — primaire | 3 716 000 | — | Enseignement public |
| Pour mémoire — tous cycles | 8 112 000 | — | Public et privé |
Les chiffres 2024-2025 sont les prévisions de rentrée communiquées par le ministère ; ceux de 2022-2023 sont des effectifs constatés publiés dans son bilan. L'écart entre les deux colonnes tient au périmètre et à la révision des données : nous retenons la colonne la plus récente pour le dimensionnement et signalons la plus prudente pour la transparence. Le privé représente environ 1,14 million d'élèves tous cycles confondus, non ventilés par niveau dans les sources publiques consultées : il s'ajoute à notre marché sans que nous le comptions.
Un marché de cette taille change la lecture des projections : notre scénario de référence — 6 000 élèves en 2031 — représente 0,18 % des collégiens et lycéens marocains. Nous ne parions pas sur une conquête de masse, mais sur une niche dans un marché très large.
| Part de marché | Élèves | Revenu annuel à 150 MAD | Lecture |
|---|---|---|---|
| 0,18 % | 6 000 | 10 800 000 | Notre scénario de référence à cinq ans |
| 0,5 % | 16 300 | 29 340 000 | Un élève sur deux cents |
| 1 % | 32 600 | 58 680 000 | Un élève sur cent |
| 2 % | 65 200 | 117 360 000 | Un élève sur cinquante |
Les chiffres officiels définitifs sont publiés par le ministère sur men.gov.ma. Les sources ci-dessus sont des organes de presse reprenant les communiqués ministériels ; nous les citons faute de publication statistique détaillée accessible pour la rentrée 2024-2025 à la date de rédaction.
Réglez la part de marché visée à la fin de chacun des cinq exercices. Le simulateur en déduit le nombre d'élèves à recruter chaque mois, puis le chiffre d'affaires, les charges, la trésorerie, le seuil de rentabilité et ce que devient un dirham investi. Aucun de ces chiffres n'est un engagement : ce sont les conséquences arithmétiques des hypothèses que vous venez de poser.
| Exercice | Part visée | Élèves en fin de période | Recrutement par mois | Chiffre d'affaires | Résultat | Trésorerie |
|---|
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Attention : la marge de contribution n'est pas le bénéfice. Les 40 % ne sont que ce qui reste d'un dirham encaissé une fois payés les coûts qui varient avec lui — séances d'IA, recherche documentaire, corrections, frais d'encaissement. Il faut encore en déduire les charges fixes, le coût d'acquisition des nouveaux élèves puis l'impôt pour obtenir un résultat distribuable. Une marge de contribution positive ne signifie donc pas que l'entreprise gagne de l'argent : elle signifie seulement que chaque élève supplémentaire contribue à payer les charges fixes.
La cascade complète, illustrée sur le scénario de référence (0,184 % du marché, soit 6 000 élèves au terme du plan). Les montants changent dès que vous modifiez une hypothèse ci-dessus ; la structure, elle, ne change jamais.
| En rythme mensuel — 6 000 élèves | MAD |
|---|---|
| Chiffre d'affaires du mois | 900 000 |
| Marge de contribution (40 %) | 360 000 |
| − Charges fixes 104 500 de base + 10 agents de support | − 159 500 |
| − Coût d'acquisition 260 nouveaux élèves à 80 MAD, en période de recrutement | − 20 800 |
| Résultat d'exploitation du mois | + 179 700 |
Hors période de recrutement — en juillet et en août — le coût d'acquisition disparaît et le résultat mensuel remonte à 200 500 MAD.
| Sur le dernier exercice | MAD |
|---|---|
| Chiffre d'affaires | 8 654 909 |
| Marge de contribution (40 %) | 3 461 964 |
| − Charges fixes de l'exercice | − 1 787 490 |
| − Coût d'acquisition de l'exercice | − 208 024 |
| Résultat d'exploitation | + 1 466 449 |
| − Impôt sur les sociétés (20 %) | − 293 290 |
| Résultat net distribuable | + 1 173 160 |
C'est ce dernier montant, et lui seul, qui peut être distribué aux associés ou réinvesti dans la recherche (voir section 7).
Deux points de lecture. D'abord, les charges fixes ne pèsent plus que 21 % du chiffre d'affaires au dernier exercice, contre près de dix fois le chiffre d'affaires au premier : c'est tout l'effet d'échelle d'un abonnement, et c'est ce poste — non les coûts variables — qui décide du seuil de rentabilité. Ensuite, le résultat net de 1 173 160 MAD ne tombe qu'au terme de cinq exercices ; cumulé sur toute la période, le plan reste déficitaire — les trois premiers exercices coûtent plus que les deux derniers ne rapportent. La valeur créée réside dans le parc d'abonnés constitué, pas dans le bénéfice accumulé.
Hypothèses fixes : capital injecté 2 800 000 MAD, investissement initial 90 000 MAD, charges de base 104 500 MAD par mois majorées de 5 500 MAD par agent de support supplémentaire au-delà de 1 000 élèves, recrutement de septembre à juin, premier encaissement en février 2027, coût d'acquisition appliqué à partir du deuxième exercice. Le prix moyen par élève est celui issu du tableau des formules (section 3) ; le modifier ici n'y change rien. Le dividende suppose une distribution intégrale du résultat après impôt : c'est un maximum théorique, pas une intention.
| Élément | Calcul | Valeur |
|---|---|---|
| Valorisation avant investissement | 1 000 000 actions fondateurs à 12 MAD | 12 000 000 MAD |
| Montant injecté | Libéré en totalité | 2 800 000 MAD |
| Actions émises aux investisseurs | 2 800 000 ÷ 12 MAD | 233 333 actions |
| Capital total après le tour | 1 000 000 + 233 333 | 1 233 333 actions |
| Part des investisseurs | 233 333 ÷ 1 233 333 | 18,92 % |
| Valorisation après investissement | 12 000 000 + 2 800 000 | 14 800 000 MAD |
Votre capital finance les charges et la conquête du marché. Aucun retour, aucune distribution. C'est la période où le risque est maximal, et il faut le dire sans détour.
C'est un seuil, pas une date : il dépend du rythme de recrutement, pas du calendrier. Le jour où il est franchi, l'entreprise cesse de consommer sa trésorerie et le risque de perte totale s'effondre. Le simulateur de la page précédente indique à quelle date il tombe selon les hypothèses que vous retenez.
L'entreprise dégage un résultat positif et reconstitue sa trésorerie. Une part peut alors revenir aux actionnaires — mais le principe comme le montant relèvent d'une décision du conseil, arbitrée entre distribution et réinvestissement (voir section 7).
Cession secondaire de vos titres lors d'un tour ultérieur, rachat industriel par un groupe éducatif, télécom ou un éditeur, ou conservation avec dividendes annuels si aucune valorisation ne vous satisfait. Une cession suppose un acheteur : nous ne pouvons ni la promettre ni en garantir le prix.
Le modèle ne suppose aucune résiliation : chaque élève recruté reste abonné jusqu'en 2031. C'est une hypothèse volontairement optimiste, et nous préférons en montrer la conséquence plutôt que la masquer.
| Taux de résiliation mensuel | Élèves en 2031 | Revenu annualisé 2031 | Équilibre atteint | Trésorerie au point le plus bas |
|---|---|---|---|---|
| 0 % — hypothèse du plan | 6 000 | 10 800 000 | Nov. 2029 | 324 700 |
| 2 % par mois — scénario réaliste | 4 339 | 7 810 000 | Mars 2030 | 28 400 |
| 3 % par mois — scénario dégradé | 3 771 | 6 788 000 | Mai 2030 | − 126 600 |
La conclusion à en tirer, et elle est opérationnelle. Le plan résiste à une attrition de 2 % par mois, mais de justesse : il ne reste que 28 400 MAD de trésorerie au point bas, soit deux semaines de charges. À 3 %, la trésorerie passe sous zéro — −126 600 MAD au printemps 2030. Deux décisions en découlent. D'abord, le solde de 200 000 MAD du tour n'est plus un confort : il devient la couverture de ce scénario dégradé : nous proposons de le lever au même prix de 12 MAD par action. Ensuite, le taux de réabonnement devient l'indicateur n° 1 du pilote — avant même le nombre d'inscriptions.
| Risque | Mesure et amortisseur |
|---|---|
| Hausse du prix des modèles d'IA Le coût technique pèse déjà 52 % du prix des formules | Une hausse de 20 % ramènerait la marge de contribution de 40 % à 30 %. Trois amortisseurs : le quota de séances, ajustable sans toucher aux prix affichés ; la concision de la voix de l'agent, qui pèse à elle seule 69 % du coût d'une séance ; et une architecture indépendante du fournisseur de modèle. |
| Nouveau retard d'exécution | Chaque mois de glissement coûte 104 500 MAD et décale le pilote d'autant. La fenêtre de finalisation n'est plus que de quatre mois : c'est le point tendu du plan. Un pilote qui manquerait février 2027 devrait attendre la rentrée de septembre, soit sept mois de retard commercial pour quelques semaines de retard technique. Les arbitrages de périmètre se font donc en faveur de la date, pas de l'exhaustivité fonctionnelle. |
| Acquisition plus chère que prévu | Le coût d'acquisition retenu est de 80 MAD. À 150 MAD, le budget cumulé passerait de 464 000 à 870 000 MAD et retarderait l'équilibre d'environ un trimestre. Le rapport valeur vie sur coût d'acquisition resterait supérieur à 4, donc la croissance resterait rentable. |
| Concurrence des grandes plateformes | Notre actif défendable n'est pas le modèle d'IA, accessible à tous, mais la capacité donnée à chaque établissement d'indexer son propre corpus, la conformité au programme national et la relation directe aux écoles. |
Une entreprise d'intelligence artificielle qui cesse de chercher devient, en deux ans, une entreprise de logiciel ordinaire. Les modèles, leurs tarifs et leurs usages changent trop vite pour que l'avance accumulée pendant dix-huit mois se conserve sans effort continu.
Nous proposons donc qu'une part du bénéfice, lorsqu'il sera dégagé, soit réaffectée à la recherche et développement en IA plutôt que distribuée. Ce n'est pas une clause que nous demandons d'inscrire aux statuts aujourd'hui : c'est un principe de gestion soumis à l'accord des associés réunis en assemblée, exercice par exercice. Chaque année, le conseil présente une proposition chiffrée ; les associés l'acceptent, la modifient ou la refusent.
| Axe | Ce qu'il finance | Pourquoi il se défend |
|---|---|---|
| Baisse du coût par séance | Modèles plus petits spécialisés, réduction du temps de parole de l'agent, mise en cache des contextes récurrents | Chaque dirham économisé sur les 6,24 MAD d'une séance se retrouve intégralement en marge, sur chaque séance de chaque élève |
| Qualité pédagogique | Évaluation automatisée des réponses, détection des erreurs de raisonnement plutôt que de résultat, adaptation au niveau réel de l'élève | C'est notre seule barrière à l'entrée : le modèle d'IA est accessible à tous, la qualité de l'ancrage pédagogique ne l'est pas |
| Nouvelles matières et niveaux | Indexation de corpus supplémentaires, laboratoires virtuels, extension au supérieur et à la formation professionnelle | Élargit le marché adressable sans rien changer au modèle économique, puisque l'élève achète des crédits et non une matière |
| Transfert aux autres produits | Les briques d'IA développées pour EduAI servent les autres produits de Syntolia | Un dirham de R&D sert plusieurs lignes de revenus — c'est l'intérêt d'une société multi-produits |
Le conseil propose, l'assemblée des associés décide, chaque exercice. Aucun réinvestissement n'est engagé sans ce vote.
À titre indicatif, une fraction du résultat net — le solde restant distribuable. La proportion se discute chaque année en fonction de la trésorerie et des besoins réels, pas d'une règle fixe.
Compte rendu de l'emploi des fonds à l'assemblée suivante : ce qui a été dépensé, sur quel axe, et l'effet mesuré — notamment sur le coût par séance.
Pourquoi nous le soumettons plutôt que de l'imposer. Un investisseur entre au capital avec une attente de retour ; décider seuls de retenir une part du bénéfice reviendrait à la modifier unilatéralement. Nous préférons que la question soit posée, chiffrée et votée — quitte à ce que la réponse soit non une année donnée.
Votre capital achète trois choses : quatre mois pour finaliser une 1ére version d'un produit déjà construit, un pilote commercial en février 2027, et la conquête d'une part — volontairement modeste — d'un marché de 3,26 millions de collégiens et lycéens.
Nous ne vous promettons ni un bénéfice, ni une date d'équilibre, ni un multiple de sortie. Nous vous remettons le modèle qui les produit, avec ses hypothèses écrites et son simulateur : faites varier le recrutement, le prix, l'attrition, les charges de support, et lisez vous-même ce que cela donne. Ce sur quoi nous nous engageons, en revanche, c'est la transparence du calcul et l'honnêteté des hypothèses — y compris lorsqu'elles nous désavantagent, comme pour l'attrition ou pour les charges de support qui grandissent avec le parc. C'est un dossier d'investisseur patient, pas de spéculateur.